MAster 1ière Année


OBJECTIFS DE LA FORMATION

 

 

L’objectif de la 1ière année du Master mention Biodiversité, Ecologie et Evolution est de former les étudiants dans les domaines de l’écologie évolutive, de l'écologie fonctionnelle, de la génomique évolutive et de la gestion des écosystèmes et de la biodiversité pour les préparer aux deux parcours proposés  M2 EEG@LYON et M2 BEEB@LYON

ORIGINALITÉS ET FORCES DE LA FORMATION PROPOSÉE

  • Présence d’enseignements différentiés dans certaines UE obligatoires permettant d’adapter le contenu en fonction des objectifs professionnels comme du cursus des étudiants
  • Possibilité de panacher les UE spécialisées en fonction du projet professionnel de l'étudiant afin de mieux le préparer aux deux parcours du Master BEE@LYON tout comme aux autres parcours proposés dans les autres universités 
  • Accompagnement individualisé des étudiants au cours du 1er semestre afin de les guider dans leur parcours à la vue de leurs objectifs professionnels et des compétences déjà acquises ou à acquérir.


MODALITÉS D’ADMISSION ET D’INSCRIPTION

  • Suite à la nouvelle législation l'admission en cycle de master est faite suite à une sélection des dossiers et un entretien des candidats présélectionnés.
  • La sélection prendra en compte le dossier scolaire ainsi que le projet professionnel.
  • Les dates:

             Inscriptions ouvertes à partir du 20 mai 2017 (le site web sera indiqué dès que disponible) 

             Date limite de réception des dossiers: 20 juin 2017

             Présélection des dossiers: 23 juin 2017

             Entretiens des candidats présélectionnés: 28-29 juin 2017

             Réponse aux candidats: 3-4 juillet 2017 

 

  • Toutes les informations sont pour le moment à titre indicatif, et sont soumises à l'acceptation des instances universitaires

Contenu pédagogique et organisation des enseignements

semestre 1

Semestre (S1) : Les étudiants accèdent à des UE définissant le socle commun de connaissances et recouvrant les bases conceptuelles et méthodologiques développées dans les domaines de l’écologie, de l’évolution et de la biodiversité. Ce socle commun repose sur 3 UE obligatoires, « Concepts en Ecologie et Evolution », « Analyses de Données Biologiques, ABD » et « Technologies d’Acquisition de Données, TAD ». L’une des particularités du master BEE@LYON est la mise en place d’enseignements différentiés dans le cadre des deux UE méthodologiques (ADB, TAD) de façon à permettre le développement de compétences adaptées, d’une part aux cursus variés des étudiants et d’autre part à la spécificité de leur projet professionnel.

Parallèlement à ces UE obligatoires, les étudiants ont le choix entre 2 UE optionnelles permettant d’approfondir leurs connaissances et de développer des compétences soit sur l’approche génomique en écologie et en évolution (Génétique et Génomique Evolutive), soit sur le fonctionnement des écosystèmes et l’analyse des patrons de biodiversité (UE Fonctionnement des Ecosystèmes).

L’enseignement du 1er semestre est complété par 2 UEs transversales à l’ensemble des masters de l’université Lyon 1: "Anglais" et "Insertion Professionnelle".

semestre 2

Semestre (S2) : Les étudiants choisissent 4 UE optionnelles parmi 8 et doivent suivre un stage d’orientation obligatoire de 8 semaines. L’offre d’UE optionnelles est large. Elle recouvre des domaines d’application allant de l’écologie fonctionnelle à la génomique évolutive et est adossée à des approches allant de la modélisation/analyse à différents niveau d’intégration (gènes, individus, populations communautés et écosystèmes) à des approches plus empiriques (expérimentation, suivi de terrain, naturaliste). Le découpage des UE optionnelles a été conçu pour permettre aux étudiants de panacher leur choix d’UE en fonction de la teinte qu’ils souhaitent donner à leur parcours. Concrètement, quatre paires d’UE optionnelles sont proposées (UE1-UE4), et l’étudiant doit choisir l'une des deux options pour chaque paire. Au sein de chaque paire, sont mise en vis-à-vis une UE soit plus axée sur les aspects évolutifs ou de modélisation et une UE visant plutôt les aspects écologiques ou opérationnels. En fonction de son projet professionnel, l’étudiant peut donc nuancer son choix entre les deux couleurs pour donner une teinte à son cursus plutôt profilée pour le master 2 EEG ou le master 2 BEEB.

Le stage d’orientation a lieu de la mi-avril à la mi-juin. Ce stage peut être effectué au sein d’un organisme public ou privé et peut porter sur un projet de recherche ou à visée opérationnelle. Le sujet de stage doit être en lien avec le projet professionnel de l’étudiant et lui permettre de mobiliser les compétences acquises au cours de sa formation.  

ORGANISATION ET EVALUATION

Suivant les UE, l’évaluation se fait sous forme de contrôle continu, d’examen en fin de semestre ou d’un rapport accompagné d’une présentation orale (UE stage d’orientation). Un jury est organisé à la fin de chaque semestre (début février et fin Juin), et le jury de 1ière année est organisé début juillet après la session de rattrapage pour les UE évaluée par le biais d’un examen (fin Juin).


Contenu détaillé des ENSEIGNEMENTS


Concepts en Ecologie et Evolution


L’objectif est de renforcer les bases conceptuelles des étudiants dans le domaine de la Biologie Evolutive. L'accent sera mis sur l’analyse de caractères phénotypiques (Ecologie Evolutive) mais aussi sur l’évolution moléculaire des génomes. Cette UE permet aux étudiants d'acquérir des compétences méthodologiques en lien avec la collecte, l’analyse et la modélisation de données biologiques nécessaires aux tests des prédictions théoriques (TP : 9h / TD : 16.5h / CM : 35h)

  • Analyse des transitions évolutives majeures (évolution de la coopération à différent niveaux d’intégration biologique et sélection de parentèle, évolution de la sexualité, ...),
  • Identification des mécanismes adaptatifs (notion d’optimisation, de théorie des jeux) et des contraintes (allométrie, trade-offs, inertie phylogénétique) qui conditionnent l'évolution des caractères phénotypiques (traits d’histoire de vie, comportement, physiologie, …),
  • Evolution en environnement variable (à l’échelle macro et micro-évolutive) et application dans le contexte actuel du changement climatique,
  • Evolution moléculaire (taux de GC, horloge moléculaire, taille des génomes, dynamique des transposons, evolvabilité),
  • Analyse de l’importance des transferts horizontaux de gènes dans les trajectoires évolutives des procaryotes et des eucaryotes.

 

Equipe pédagogique : D. Allainé, C. Brochier-Armanet, A. Cohas, E. Desouhant, M. Fablet, F. Menu, D. Mouchiroud, L. Mouton, D. Pontier, J. Varaldi, F. Vavre, M.-C. Venner, S. Venner (resp.), C. Vieira


Technologies d’Acquisition de Données


Les dix dernières années ont vu apparaître des technologies qui ont bouleversé le type et la taille des jeux de données utilisées en biologie. Cette UE méthodologique permet aux étudiants de s'approprier ces avancées par la mise en pratique (CM : 12h  / TD : 9h / TP : 39h).

Les cours magistraux présentent un éventail des avancées technologiques récentes et illustrent leurs applications en biologie. Chaque étudiant choisit ensuite 3 TP parmi 4 proposés:

 

  • Données « omiques », centrées sur les nouvelles techniques de séquençage de l’ADN, depuis le prélèvement jusqu’au séquençage et l’analyse des lectures.
  • Isotopes stables
  • PCR quantitative comme méthode d'estimation de l'expression de gènes, du nombre de cellules ou d'éléments génétiques.
  • Système d'information géographique (SIG). Une initiation aux systèmes d’informations géographiques sera réalisée en 4 séances à partir d'exercices tuteurés permettant de maîtriser les bases des S.I.G. : superposer des jeux de données, projeter des données, géoréférencer des données, joindre des données, interroger des bases de données sur critères attributaires, sur critères spatiaux, initiation à l’analyse spatiale...

 

Une partie de l’analyse des données produites au cours de ces TP se fera au sein de l'UE «Analyse de données biologiques».

Equipe pédagogique L’équipe pédagogique de cette UE regroupe des chercheurs de 5 laboratoires différents (LEHNA, LEM, LBBE, LGL, MAP) :

  • Coordination: Tristan Lefébure
  • TP omique: Aurore Gallot, Zahar Haichar, Florence Hommais, Mylène Hugoni, Tristan Lefebure, Patricia Louis, Claire Valiente/ TP isotopie: Zahar Haichar, Laurent Simon/ TP PCRq: Marie Fablet, Daniel Muller / TP SIG: Cathy Quantin, Anne-Kristel Bittebiere

Analyse de Données Biologiques


Face à la complexité et à la variabilité du monde vivant, et compte tenu du développement de nouvelles méthodes d'acquisition de données dans tous domaines de la biologie (génomique, génétique, écologie.... Cf. UE TAD), les notions de planification expérimentale et les outils d’analyse statistique de données sont indispensables pour comprendre le fonctionnement et l'évolution des systèmes biologiques.

Cette UE vise à : i) Sensibiliser à l’importance, en biologie, de conduire une planification expérimentale rigoureuse, couplée à une analyse statistique adéquate des données, et ii) Fournir une initiation à des méthodes d’analyses transversales (e.g. analyse multivariées) à divers champs disciplinaires de la biologie (biologie moléculaire, écologie...) (TP : 12  / TD : 22.5 / CM : 25.5).

  • Planification expérimentale (TD sous R : 15h / CM : 18h)
    • Comment et avec quels outils méthodologiques, la statistique permet-elle de mettre en place un plan d’expérience efficace ?
    • Quelles sont les conséquences d’un plan d’expérience non rigoureux ?
    • Quelle analyse statistique (principalement modèles linéaires)  mettre en œuvre pour un plan d’expérience donné ?
  • Analyse de données (sous R et Galaxy)
    • Dans un tableau de données, comment étudier le lien entre les différentes variables et/ou mettre en évidence une structure entre les individus (ACP- AFC) ? 
    • Comment mettre en œuvre une analyse bio-informatique de données de séquençage haut-débit  (Cf. UE TAD) ? 
    • Comment analyser et interpréter des phylogénies moléculaires ?

Des méthodes d’analyses plus avancées seront abordées dans l’UE EEQ.

 

Equipe pédagogique : Isabelle Amat (resp.), Céline Brochier, Anne-Béatrice Dufour, Vincent Lacroix, Frédéric Menu.


Génétique et Génomique Evolutives


Cette UE traite l’évolution des génomes en relation avec les traits d’histoire de vie. Elle vise à présenter les mécanismes moléculaires et populationnels associés à la dynamique des génomes et impliqués dans les processus d’adaptation. L’UE est ainsi structurée en deux grandes parties: la génomique évolutive (illustration des mécanismes évolutifs) et la génétique des populations (concepts et méthodes). Le cours est couplé à des TD et TP abordant les aspects pratiques de la génomique évolutive et de la génétique des populations. Des TD seront dédiés à des analyses d’articles scientifiques par les étudiants. (33h CM, 3h TD, 18h TP)

Génomique évolutive :

Les mécanismes évolutifs responsables de la dynamique des génomes sont traités au travers d’exemples pertinents. Inversement, nous montrons que certains traits moléculaires sont des indicateurs puissants des processus évolutifs.

  • Évolution composition en bases en relation avec les traits d’histoire de vie : biais mutationnel, pression de sélection et environnement, réarrangements chromosomiques. Évolution génomes symbiotes
  • Évolution par transposition
  • Sexe et recombinaison, évolution des chromosomes sexuels.
  • Transition du génotype au phénotype

Génétique des populations :

Le cours de génétique des populations est divisé en trois parties complémentaires auxquelles sont associés trois TP.

  • Mesure de la diversité et de la structuration,
  • Reconstruction de l’histoire évolutive des populations : théorie de la coalescence et méthodes ABC,
  • Détection de sélection dans les populations : tests de neutralité, sélection sur l'ADN non codant,
  • Analyse de la variabilité des traits quantitatifs en populations naturelles    

Equipe pédagogique: M. Fablet, A. Haudry, D. Mouchiroud, R. Tavares, J. Varaldi, C. Vieira


 Fonctionnement DES Ecosystèmes : le CAS des MILIEUX Aquatiques


L'objectif de cette UE consiste en l'acquisition de connaissances théoriques concernant le fonctionnement des écosystèmes d'eaux douces de surface (lacs et cours d'eau) et souterraines (aquifères poreux et karstiques). Etude du transfert de matières et d'énergie dans les écosystèmes d'eaux douces et du rôle des facteurs géomorphologiques, hydrauliques, hydrogéologiques sur la biodiversité des communautés :

CM

  • Concepts d’hydrosystème fluvial (zonation ou continuum) et écotone,
  • Contraintes physiques et chimiques des milieux aquatiques (C, N, forces hydrauliques),
  • Transferts hydrologiques et flux de matière aux interfaces, hétérotrophie et allotrophie,
  • Dynamique de l’azote et du phosphore et processus de dégradation de la matière organique,
  • Groupes fonctionnels trophiques,
  • Concept B-EF (Biodiversité et fonctionnement des écosystèmes).

TP (Terrain et expérimentation en laboratoire)

  • Flux de matière organique aux interfaces (milieu interstitiel),
  • Processus de dégradation de la matière organique : mesure de taux de décomposition, rôle des micro- et macro_organismes,
  • Approche fonctionnelle d’un écotone (karst),
  •  Relations trophiques.

Equipe pédagogique : Michel Creuze des Chatellier, Sylvain Dolédec (PR responsable), Pierre Marmonnier (MCU), Emilien Luquet (MCU), Florian Mermillod-Blondin (CR-CNRS), Laurent Simon (MCU), Dominique Reynaud (Aide technique)

 


Anglais



TrIP



Biologie et Ecologie du Comportement


L'objectif est de comprendre les déterminants et conséquences des comportements animaux et humains en utilisant les méthodes de l’éthologie et de l’écologie comportementale (TP: 20 h / TD : 19 h / CM : 21 h). Le cours magistral relève de la pédagogie de la classe inversée (travail préalable avec un didactitiel) et est organisé par trois thèmes:

  • causes immédiates du comportement (relations entre stimulus et réponse),
  • causes ultimes (relations entre comportement et succès reproducteur),
  • causes ontogénétiques (plasticité comportementale, apprentissage et culture).

TD : Les travaux dirigés sont focalisés sur la démarche hypothético-déductive et la modélisation autour de trois thématiques : théorie de l’approvisionnement optimal ("prey- model", Ideal free Distribution), évolution de la ritualisation et de la coopération réciproque, influence de la sélection de parentèle sur les comportements sociaux.

 

TP : L’objectif des travaux pratiques s’inscrit dans le test d’hypothèse, en particulier par la mise en place d’expériences de longue durée donnant lieu à une présentation écrite sous forme d’article ainsi qu’une présentation orale (exemple : analyse de l’effet d’audience dans le comportement de territorialité chez le poisson combattant, prise de décision collective et analyse du recrutement dans une colonie de fourmis).

 

Equipe pédagogique Pierre Joly (PU, resp.); Intervenants TP-TD : Jean-Paul Léna (MCU), Bernard Kaufmann (MCU), Emmanuel Desouhant (PU)


Bioindications et Adaptations


Tout au long du gradient accommodation-adaptation les organismes et les communautés ont une valeur bioindicatrice. Quel que soit le compartiment de l'écosystème ou l'échelle à laquelle ils travaillent, le chercheur comme l'expert en environnement utilisent la bioindication, et tout particulièrement la bioindication végétale. L’objectif est de donner les bases systématiques, physionomiques et écologiques nécessaires à l’utilisation de la bioindication végétale pour la caractérisation des habitats terrestres (23 h CM, 32 h TP ).

  • Gradient accommodation-adaptation au sein du vivant (exemples végétaux principalement;  animaux, bactéries et virus),
  • Compléments de systématique végétale pour la bioindication,
  • Bases de cartographie des habitats,
  • Stage de terrain, caractérisation des principaux habitats régionaux, cartographie.

 Equipe pédagogique : Amélie Cantarel (MCU) ; Gaëtan Guignard (MCU) ; Marc Philippe (MCU) ; Frédéric Thévenard (PU)


Macroecologie, Planète, Paysage


L’objectif de cet enseignement est d’apporter les notions fondamentales à la compréhension de la distribution et l’abondance de la biodiversité aux échelles spatiales régionales et globales, et à de larges échelles temporelles.

 

 Cours (24h) :

· Notions d’espèces, de niches et de communautés, ainsi que sur les mécanismes de dispersion et de spéciation

· Facteurs contrôlant la richesse spécifique, les gradients longitudinaux et altitudinaux de la diversité, les tailles des aires de répartition des espèces

· Les gradients contrôlant les traits biologiques des espèces (les gammes de tailles du corps, de traits reproductions, les tailles des populations locales, leur bioénergétique)

· Les principes de la dynamique du climat, oscillations astronomiques, l’effet de serre, les changements de la composition atmosphérique, le climat passé, actuel et changements futurs.

· Impacts des changements climatiques passés sur la biodiversité

· Écologie des paysages : structure spatiale des paysages, mécanismes de formation et dynamique, leur perturbation, stabilité et successions.

· Les liens entre communauté et paysage, implications pour la gestion et la conservation des milieux

 

 TD (10h) - TP (26h)

· Manipulation de modèles numériques pour simuler et comprendre les changements climatiques passés et futurs

· Utilisation de SIG pour représenter les optimum ecologiques des espèces et leur évolution

· Sorties terrains : (1) visite d'une station d'écologie de terrain pour illustrer l'étude des changements climatiques par expérimentations et (2) comprendre la distribution spatiale de la biodiversité en système complexe par une analyse des communautés d'invertébrés et d'arbres dans les zones humide de l'Ain

 

Equipe pédagogique:  Michel Creuze des Chatellier (MCU), Pierre Marmonnier (PR), Laurent Simon (MCU, Resp. laurent.simon@univ-lyon1.fr)

 


Conservation de la Biodiversité


Cette UE traite des enjeux de conservation de la  biodiversité et des moyens mis en œuvre pour les satisfaire en se focalisant plus particulièrement sur le versant biologique par une approche multidisciplinaire (écologie comportementale, démographie et génétique des populations, écologie des communautés, biologie évolutive). L’objectif de l’UE est de permettre à l’étudiant d’intégrer les acquis de ces différentes disciplines afin de comprendre et d’appliquer les outils et méthodes développés pour guider ou évaluer les dispositifs réglementaires et les plans d’action en matière de conservation de la biodiversité.   

 

 

Cours (12h): Après une introduction sur les différents niveaux d’appréhension de la biodiversité et des descripteurs qui y sont associés, les principales menaces actuelles pesant sur la biodiversité sont abordées. Les mécanismes sous-jacents conduisant au déclin et l’extinction des populations y sont étudiés de façon détaillée, et les outils et mesures de gestion associés au paradigme des petites populations sont présentés à l’aide d’illustrations. Au niveau des communautés, les problèmes de conservation sont examinés à la lumière des théories d’écologie des communautés (niche, biogéographie insulaire, perturbations) pour dégager des options de gestion des milieux. Enfin, le cours aborde l’intégration des concepts développés en biologie de la conservation dans les politiques nationales et régionales de conservation de la biodiversité (politique « Trame Verte et Bleue » et schémas régionaux de cohérence écologique). 

 

 

Les travaux dirigés (11h) et les travaux pratiques (37h) visent à donner aux étudiants une compétence opérationnelle quant aux outils utilisés en biologie de la conservation. L’essentiel des TP se fait sur support informatique (logiciels : R, E-Surge, ULM, Genetix, Structure) et abordent : l’approche intégrative en gestion des milieux et des écosystèmes (indicateurs de changements écologiques, indices de fonctionnements, étude d’impact), l’approche démographique pour l’analyse de viabilité des populations (estimation des paramètres démographiques et modèles de projection) et l’approche génétique en conservation (hybridation, structuration et diversité génétique des populations, génétique du paysage).

 

 

Equipe pédagogique : Aurélie Cohas (MCU), Sébastien Devillard (MCU), Jean-Paul Léna (MCU, Resp)

 


Diagnostic Ecologique des Milieux Aquatiques


Cette UE  de terrain  vise à présenter le continuum depuis les approches fondamentales jusqu’aux aspects appliqués en matière de bio-évaluation des milieux aquatiques. Les étudiants seront mis en situation de faire un diagnostic écologique à partir d'outils permettant  de  qualifier le bon état écologique des masses d’eau (48h TP, 12h TD).

 

  • Illustration du concept d’indicateurs [Sélection d’habitat (habitat disponible vs. utilisé), Relations trophiques poissons/invertébrés, Traits biologiques],
  • Hétérogénéité spatiale de l’habitat et occupation de l’espace par la faune des eaux de surface (poissons, macroinvertébrés benthiques),
  • Biodiversité des communautés d’organismes épigés,
  • Mise en œuvre de méthodes de bioévaluation utilisant les concepts illustrés précédemment [IBGN (Indice Biologique Global Normalisé) et version DCE (I2M2) pour les invertébrés benthiques et IPR (Indice Poisson Rivière)].

Equipe pédagogique : Emilien Luquet (MCU), Sylvain Dolédec (PU responsable), Bernard Cellot (MCU), Dominique Reynaud (Aide technique)


Ecologie et Evolution Quantitatives


Sur la base de problématiques actuelles dans les domaines de l'écologie, de la génétique et de la phylogénie, cette UE sera l’occasion d'analyser de manière concrète des données issues de la littérature scientifique au moyen de modèles statistiques et dynamiques (21h CM, 39 TP).

Trois thématiques biologiques (et les outils méthodologiques associés) seront abordées :

  •  l'évolution des génomes et la prise en compte de l’inertie phylogénétique dans les processus évolutifs au niveau interspécifique (modèles de Markov),
  • les suivis temporels et spatiaux en écologie (modèles linéaires généralisés, autocorrélation spatiale),
  • la dynamique des populations et les analyses de survie (modèles de Leslie, modèles de durée de vie).

Equipe pédagogique : Isabelle AMAT (MCU), Sandrine CHARLES (PU), Emmanuel DESOUHANT (PU), Anne-Béatrice DUFOUR (MCU), Christelle LOPES (MCU), Laurent GUEGUEN (MCU).


Bioinformatique et Modélisation EN ECOLOGIE


Cette UE constitue une première approche des applications, en biologie, de l’informatique et des mathématiques. Elle est constituée de deux parties distinctes, comptant chacune à part égale pour la validation de l’UE.

 

Bioinformatique : Cette partie vise à enseigner la programmation en mettant l'accent sur l'efficacité des programmes. Pour cela plusieurs concepts et outils seront abordés (complexité algorithmique, profilers). En pratique, la programmation sera effectuée en R et en python, avec un accent sur la comparaison de ces deux langages. Les programmes porteront sur des problématiques en lien avec la partie biomathématique (simulation de systèmes dynamiques, ESS).

 

Biomathématiques : Cette partie porte sur la modélisation de dynamique des populations exposées à différents facteurs de stress environnementaux :introduction à la théorie des jeux, aux systèmes dynamiques en dimension n, à la modélisation en temps discret et à la modélisation des effets d’un facteur de stress sur les traits d’histoire de vie. Cet enseignement sera abordé à la fois de manière théorique et pratique, et se fera en alternance entre cours, travaux dirigés et travaux pratiques où les modèles étudiés seront implémentés et simulés numériquement avec le logiciel R.     


Interactions Parasitaires et Mutalistes des Gènes aux Ecosystèmes


Ce module d’enseignement a pour objectif de présenter la diversité, le fonctionnement et l’importance en écologie et en santé des interactions entre les hôtes et leurs symbiotes (parasites, mutualistes, commensaux). Ces associations, appelées interactions durables, sont multipartenaires, concernent tous les organismes, et nécessitent de reconsidérer la notion d’individu, notamment dans le cadre de la prise en compte du microbiote, comme la coexistence de plusieurs génomes en interaction exprimant un phénotype étendu. Le fonctionnement des relations symbiotiques est enseigné par une approche pluridisciplinaire en prenant en compte les différentes échelles du vivant (infra- et supra-cellulaire, individu et son phénotype étendu, populations, communautés) qui relèvent de différents champs disciplinaires (génétique, immunologie, épidémiologie, évolution et écologie). Chaque volet sera abordé avec un regard croisé sur les mécanismes (moléculaires, cellulaires, physiologiques) des interactions et sur les forces évolutives qui les ont façonnées. Il sera souligné la nécessité de prendre en compte les pressions de sélection et les contraintes s’exerçant sur la dynamique évolutive des symbiotes et des hôtes pour comprendre la propagation, la persistance et l’émergence des maladies infectieuses. L’objectif est aussi de montrer dans quelle mesure ces associations jouent un rôle décisif dans le fonctionnement et l'évolution du vivant, du génome à l'écosystème (structure des génomes, grandes fonctions physiologiques, sexualité, trait d’histoire de vie, démographie, réseau trophique, structure des communautés). Cette UE, qui se place dans un cadre conceptuel fort, illustrera comment les connaissances fondamentales sur les interactions hôtes-symbiotes peuvent être utilisées dans différents domaines appliqués (émergence de maladies infectieuses, gestion durable). Elle fera intervenir des spécialistes de différentes disciplines allant de l’infectiologie à l’écologie et à l’évolution des interactions, et s’appuiera sur les compétences interdisciplinaires développées au sein du LabEx Ecofect.

 

 Equipe pédagogique: Laurence Mouton, Dominique Pontier

 


stage

Les stages durent de 7 à 8 semaines.

Voici des offres de stage:

 

Cette liste est remise à jour régulièrement. N'hésitez pas à la consulter fréquemment.

 

Responsable : Laurence Mouton